J’ai eu la chance, par le plus grand des hasards, d’assister dans mon petit village gaulois, à l’avant-première du film « Bécassine » qui vient de sortir et d’y croiser Bruno et Denis Podalydès lors de la projection…C’est toujours sympa de côtoyer des stars ! ;D

Bretons de tous pays, ne boycottez pas le film, soyez fiers de votre Bécassine ! Contrairement aux critiques venant des villages bretons, j’ai aimé la Bécassine de Bruno Podalydès, loin des clichés des jeunes et pauvres bretonnes qui allaient se faire exploiter à Paris. Car cette Bécassine là, qui d’ailleurs n’ira pas jusqu’à Paris (Oups, là je spoile le film) …si justement et poétiquement incarnée par Emeline Bayard me donne envie de vanter ses qualités. Mais quelles sont ces qualités qui à l’époque du film étaient souvent hors normes ?

Au 19èmesiècle et comme l’a si brillamment écrit Elisabeth Badinter dans son livre L’amour en plus, celui apporté aux enfants prenait de toute évidence d’autres formes qu’actuellement. Les comportements des mères d’alors pouvaient varier et l’amour maternel n’être qu’un vague sentiment… Selon E. Badinter, il pouvait y avoir des mères bien intentionnées qui envoyaient leurs enfants en nourrice dès la naissance sans imaginer qu’elles les menaient bien souvent à la mort. Et d’autres qui face à la tâche fastidieuse d’élever un enfant trouvaient plus agréable de faire comme si sa progéniture était parfaite, diminuant d’autant son travail éducatif pour vaquer le cœur léger à d’autres occupations plus distrayantes !

On peut aisément concevoir l’absence de la construction de l’attachement maternel et le bon développement émotionnel de l’enfant dans ces conditions. Quelle place avaient les bienfaits du toucher, des câlins et des embrassades dans l’histoire de l’amour maternel ?

C’est là que Bécassine entre en scène ! Durant le film je n’ai rien vu de son côté gauche ou de sa naïveté.  Je n’ai vu que l’amour maternel qu’elle porte à Loulotte, filleule de la marquise de Grand-Air. Que serait devenu cette petite orpheline si Bécassine ne l’avait pas bercée, si elle n’avait pas joué avec elle ou montré d’autres marques d’affection plutôt rares à cette époque ? C’est grâce à Bécassine que Loulotte portera toute sa vie en elle la joie de vivre même sans la présence de ses parents décédés. En cela, on a tous en nous quelque chose de Bécassine !

Oui, prenez conscience de tous les bienfaits que vous avez déjà apporté à vos enfants en termes de preuves d’amour maternel depuis leur naissance ! Oui, grâce à vous, parents, et contrairement aux tendances des siècles derniers, ils ont eu ce dont ils ont besoin lors des premières années d’apprentissage. Ce sont vos mots, vos gestes, vos jeux et les liens que vous tissez avec eux qui ont fait et feront toujours la différence ! Je vous félicite de contribuer ainsi à la construction d’une communauté plus belle. Vous investissez positivement dans la société en général ! Bravo !

Comme le dit si joliment Roger Vaillant : « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour » Je vous souhaite d’en recevoir et d’en apporter tout l’été ! Ayez en vous quelque chose de Bécassine car son amour maternel, ses émerveillements, sa spontanéité et sa joie de vivre sont communicatifs !

Rendez-vous en septembre et bienvenue pour de nouvelles aventures à tous les nouveaux abonnés de ces dernières semaines !

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