Lorsque j’ai découvert la discipline positive que j’aborde dans mes ateliers, mon ainée était encore petite mais je me suis dit, oulala…pendant tout ce temps je n’ai pas dit ou fait ce qui me semble aujourd’hui participer à une approche bienveillante de l’éducation. Il se peut qu’on ait le même sentiment quand on suit mes ateliers et même après, quand on a fini ! Un sentiment de regret de n’avoir pas eu la formation plus tôt ou la culpabilité lorsqu’on perd son sang-froid même avec tous les outils à portée de main…puisque nous ne sommes pas parfaits !

Or cette culpabilité peut-être vraiment désagréable émotionnellement. Elle nous indique que nous avons agi autrement avec notre enfant que ce que nous aurions voulu. Et si cette culpabilité était justement la manifestation de notre bonne santé psychique ?

La prise de conscience que nos actes ou nos dires ne sont pas à la hauteur de ce que nous souhaitons transmettre à notre enfant est un signal constructif formidable. Nous réalisons sur le coup ou quelques heures plus tard que nous avons eu une attitude à l’opposée de ce qui peut aider notre enfant à apprendre de nouvelles compétences, se responsabiliser ou respecter autrui. La culpabilité serait comme un curseur pour évaluer si notre approche parentale est juste ou non.

Ceci dit…L’enfant peut aussi avoir sa part de responsabilité dans toute situation. Si vous vous sentez à 100% coupable l’enfant n’a pas besoin de changer puisque vous pensez que tout est de votre faute ! Les enfants apprennent de ce fait à manipuler des parents qui se sentent systématiquement coupables. Si le sentiment de culpabilité est garant de notre conscience du bien, il s’agit aussi de l’utiliser avec discernement pour ne pas basculer dans l’autopunition systématique qui vous fait perdre de l’énergie. La bienveillance de ce fait s’associe à la fermeté pour que les besoins de l’enfant ET les vôtres soient respectés.

Le Docteur Dreikus, pionnier de la discipline positive, nous dit : « Si vous ne faites pas ce qu’il faut, ne culpabilisez pas en pus ! Les deux, c’est trop de travail ! » Quelque chose me dit que cet homme là avait le sens de l’humour… Donc si une prochaine fois cette émotion apparaît pensez à tout ce qui fonctionne déjà dans votre famille, à ce vous avez fait de bien, à vos qualités uniques ou les progrès que vous avez déjà accompli. Dites vous que la prochaine fois, vous ferez mieux… et votre enfant aussi !

Et pour apprendre à votre enfant à coopérer pour éviter les conflits culpabilisants, rejoignez mes ateliers !

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