La Suède est le premier pays au monde à avoir interdit les châtiments corporels par la loi en 1979. Elle a bientôt été suivie par 53 autres. En France, le 30 novembre dernier la proposition de loi contre les « Violences Educatives Ordinaires » (VEO) a été acceptée à la quasi-unanimité. Bravo !

Pour autant, on entend encore des parents penser que les fessées ont des vertus éducatives. Or les enfants développent une bonne partie de leurs capacités intellectuelles et émotionnelles à travers l’observation et l’imitation. Outre les conséquences sur leur cerveau que je vais vous exposer, la menace d’une fessée ou d’une gifle, est-elle un exemple de communication que nous souhaitons transmettre aux enfants pour qu’à leur tour ils reproduisent ce geste sur leurs propres enfants ?

Les gestes ont plus de poids que les mots et vos enfants vont vous imiter (ou faire tout le contraire !) dans tout ce que vous faites de bon…ou de moins bon…ou à améliorer ! Ce type d’apprentissage est très primaire et le cerveau dispose d’un circuit de neurones dont le principal but est d’apprendre par l’observation.

Quand l’enfant voit son parent respectueux et faire face aux problèmes calmement, perdre son sang-froid en donnant une fessée ou traiter une autre personne avec respect, son cerveau est capable de s’imaginer faire la même chose, comme un miroir. Les neurones miroirs répèteront les comportements dans des situations similaires et ainsi les enfants apprennent aussi à frapper…ou non. Du côté du cerveau, la violence d’une gifle ou d’une fessée est tellement forte que l’enfant va secréter du cortisol (hormone du stress), son rythme cardiaque va s’accélérer et son cortex (centre de décision et de raisonnement) en sera momentanément paralysé.

Les violences physiques sont un aveu de faiblesse. On ne sait plus quoi faire, on est fatigué, inquiet, désemparé et pif, paf, ça part ! Que va leur enseigner la fessée ? Un mode d’expression ? Un moyen de communication ? Une façon de résoudre rapidement un problème ? Il n’y a pas de parent idéal et sans pour autant être un modèle, montrez à votre enfant, le plus souvent possible, un éventail de comportements qui leur soit respectueux afin qu’à son tour il sache les utiliser dans sa vie d’adulte. Voir son parent se mettre en colère mais demander pardon, garder provisoirement le silence car le sujet est important mais pas urgent, ne pas systématiquement vouloir avoir le dernier mot et écouter ce qu’on n’a pas forcément envie d’entendre, se tromper puis trouver une solution pour réussir seront aux yeux de votre enfant des enseignements sains, authentiques et non violents qui auront des effets positifs à long terme pour le fonctionnement de votre famille et…pour notre société !

Une coachée très consciente de ses points à améliorer en parentalité et qui avait beaucoup d’humilité en la matière, m’a dit un jour : « Moi, je ne sais pas bien faire, alors j’observe les autres familles et j’apprends… » Et bien moi, j’observe les suédois avec cette belle vidéo ici et je me dis que j’aimerai bien un jour, qu’en France aussi, un enfant puisse poser la question : « Maman, Papa, c’est quoi une gifle ? »

Et si vous souhaitez apprendre les outils pour une discipline qui a du sens, sans passer par la case « Pif ! Paf ! » suivez mes ateliers, c’est ici !

 

 

 

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