Puisque je ne suis pas du genre à prendre multiples résolutions en début d’année, je vais pour 2020 m’en tenir (et ce n’est pas toujours gagné !) à celle que je m’impose depuis quelques temps : plus d’écran le soir. A ce propos, et comme la consommation du numérique par nos enfants est un sujet récurent en coaching, je viens de finir un livre de neurosciences dont le titre ne laisse pas longtemps de suspens sur son contenu : « La fabrique du crétin digital » !

Quelles sont les conséquences de l’orgie des écrans récréatifs ? Sans diaboliser les outils numériques, comment  faire pour que l’intelligence de nos enfants n’en soit pas la première victime ?

Devant la quantité d’heures stratosphérique que passent les enfants sur les écrans, le neuroscientifique et directeur de recherche à l’Inserm, Michel Desmurget est très en colère. L’écriture de son livre ne l’a pas calmé pour autant  ! Suite à sa consultation de plus de mille ouvrages de littérature scientifique sur le sujet, je vais brièvement vous en exposer ses conclusions, qui vont un peu casser l’ambiance de ce début d’année  pour le bénéfice des générations à venir !

Sans même vous imposer un quiz, je peux déjà vous dire que toutes les affirmations ci-dessous sont vraies !

– Les consommations audiovisuelles précoces (entre 2 et 4 ans) ont une influence néfaste sur l’obésité, le développement du langage et la créativité (à partir d’une heure au quotidien): VRAI

– Les écrans ont une conséquence sur la durée et la qualité du sommeil  qui lorsqu’il est altéré a un impact sur la mémorisation, les qualité d’apprentissage et le système immunitaire : VRAI

– Les heures anéanties par les écrans, dépourvues de fertilité développementale ne se rattrapent pas. Les enfants et adolescents en grande période de plasticité cérébral perdent les bénéfices  du rêve, de l’imagination, de l’exercice physique, des temps d’échanges en famille : VRAI

– Plus on abandonne à la machine une part des activité cognitives des enfants moins leurs neurones trouvent matière à se structurer, s’organiser et se câbler :VRAI

– Plus les enfants regardent la TV, plus ils jouent aux jeux vidéos, plus ils utilisent leur Smartphone, plus ils sont actifs sur les réseaux sociaux, plus leurs notes s’effondrent : VRAI

– La création des réseaux sociaux et jeux vidéo ont été conçus en toute conscience par leurs concepteurs pour libérer régulièrement un « shoot » de dopamine sous forme de récompense afin de capter l’attention et le temps des enfants et adolescents : VRAI

Voilà de quoi animer vos discussion en famille ces prochains jours ! Le numérique est un progrès incontestable et non remis en cause du fait de son apport fécond dans de nombreux domaines. Cependant, concernant nos enfants, comment en faire un usage ponctuel, correspondant aux besoins pédagogiques, maîtrisé et raisonnable ?

Selon notre neuroscientifique, il faut mettre en place des règles précises :

– Avant 6 ans : pas d’écran

– Après 6 ans : 1 heure par jour

– Pas d’ordinateur dans la chambre

– Pas d’ordinateur avant l’école, ni avant le coucher

Ces règles (je le conçois, très drastiques) sont à poser avec le précepte premier de la discipline positive, soit  avec fermeté et bienveillance.

Je rajouterai :

– Ne pas baisser les bras, jamais.

– Se demander si la privation d’écran a un impact sur leur vie sociale  ?  Un impact sur un trouble émotionnel   ?

– Faites « vos » jeux ! Rien de tel pour le cerveau, ses neurones miroirs et pour contribuer au lien d’attachement de jouer avec de vraies personnes physiques  en famille !

Et si vous voulez apprendre comment bien poser des règles adaptées à votre famille et s’y tenir sans débouler dans la chambre pour arracher furieusement tous les fils …rejoignez mes ateliers ! C’est facile, en ligne, et c’est ICI !