J’ai le grand plaisir de vous annoncer le sortie hier d’un livre passionnant que vous trouverez ici ! Mon amie et brillante auteure Elisabeth Cadoche vient de publier : « Le syndrome d’imposture, pourquoi les femmes manquent-elles tant de confiance en elles ? »

A l’occasion d’une discussion entre Elisabeth et moi il y a quelques mois, elle m’évoque son intention d’écrire sur ce sujet qu’elle a déjà bien mûri et qui fait échos à tout ce qui construit l’estime de soi et la confiance en soi. Bien sûr, cette construction dont les graines germent aussi dans l’enfance n’a pas échappé à mon oreille attentive ! C’est donc tout naturellement qu’elle m’a proposée de participer à l’écriture d’une partie de son livre, honneur que j’ai accepté avec plaisir !

Mais au fait, quelle est l’origine de ce syndrome ? Pourquoi est-ce si important d’en avoir conscience pour nos filles, futures adultes ? Comment les élever pour l’éviter ?

Le syndrome d’imposture, qu’est-ce que c’est ? Vous trouverez, en introduction du livre, trois explications majeures sur l’origine de ce syndrome. La première étant des raisons historiques car nous et j’espère de moins en moins nos filles, sommes les fruits du patriarcat et de la domination masculine. La seconde origine est sociétale, avec les injonctions liées aux normes sociales et culturelles. La troisième, et ce qui nous préoccupe ici, le comportement du parent, ses mots, ses attitudes, son regard, son amour inconditionnel…ou non…

Le syndrome d’imposture, d’après Elisabeth et sa co-auteure Anne de Montarlot est un déficit de confiance en soi et une image de soi négative qui entraîne, malgré des postes en entreprise très élevés, une peur d’être « démasquées » chez de nombreuses femmes. Du fait de leurs croyances limitantes, ces femmes ET anciennes petites filles… ont tendance à ne pas pouvoir intérioriser leurs réussites, se dévalorisent et survalorisent les autres.

Lors de mes ateliers, la prise de conscience du rôle du parent dans la construction de l’estime de soi et la confiance en soi de son enfant est déjà un grand pas pour éviter cet écueil. L’estime de soi est alimentée par un sentiment d’appartenance, le fait de savoir qu’on est acceptée et intégrée avec un amour inconditionnel au sein de sa famille, pour plus tard pouvoir s’aimer avec ses qualités et ses défauts. La confiance en soi se construit petit à petit avec les grands et petits succès du quotidien. Grâce aux encouragements du parent, vont s’installer chez l’enfant des croyances positives propices à l’idée de se sentir « capable » et gagner cette confiance.

Comment élever nos filles pour que ce syndrome soit de l’histoire ancienne dans quelques générations ? Les outils fondamentaux de « mise en capacité » d’un enfant sont largement abordés dans mes ateliers ainsi que ceux pour l’encouragement et le livre auquel j’ai participé au chapitre « Elever ses filles dans la confiance pour briser la chaîne » vous donnera aussi des réponses.

Ceci dit, voici quelques pistes pour aider à ce que vos filles soient très tôt consciente de leur valeur :

– Rappelez lui très régulièrement ses qualités personnelles (pas forcément liées à ce que vous attendez de son sexe)

– Tenez la dans vos bras et embrassez la tous les jours

– Ne lui rappelez jamais un échec passé ou une mauvaise attitude. Ce qui vous reste à vivre avec elle, c’est l’avenir…

– Ecoutez là avec le soin de ne pas la juger afin qu’elle apprenne à partager ses émotions et ose exposer ses points de vues.

– Riez  avec elle !

Chères Mamans, (puisque j’ai une majorité de femmes inscrites à ma newsletter…) si vous avez le sentiment de vous reconnaître dans cette description du syndrome d’imposture, je vous souhaite d’apprendre à « briser la chaine » pour les prochaines générations de petites filles. Chers Papas…(parce que j’en ai aussi !), vos filles ont besoin de vous pour plus tard, dans leur vie professionnelle, se sentir légitime et fière de ce qu’elle font. A tous, rendez-vous dans mes ateliers ! C’est facile, en ligne, et c’est ICI !