Ma récente expérience valant quand même son pesant de cacahuètes, je me disais qu’il faut que je vous en parle !

Comme toute heureuse propriétaire d’une voiture et destinée à en subir aussi les contrariétés…voici que ma batterie me lâche ces jours-ci.  Dans un premier temps, je reste stoïque devant la frustration de ne pas pouvoir démarrer, puis le dépanneur arrive et me dépanne sans mettre son masque durant toute la durée de la manœuvre.  Enfin, farfouillant dans sa voiture pour trouver le stylo qui lui servira à écrire la facture et devant mon ostensible hésitation à lui prêter le mien par mesure d’hygiène, il me dit…

Vous y CROYEZ, vous, au covid 19  ?

Entre l’envie de rire ou de pleurer, je pense à ma fille qui a beaucoup d’humour et lui aurait répondu  : vous avez bien raison Monsieur et vous savez aussi que la terre est très plate  ?  Le lendemain, Mr Macron annonçait le couvre-feu et nos ados, ma fille comprise, font aujourd’hui l’expérience de la frustration…

C’est vrai, nos ados subissent les décisions du gouvernement alors qu’ils sont en pleine période d’autonomie et de besoin d’indépendance. Pas très compatible avec leur désir de sortir, retrouver leurs copains et de surtout ne pas être avec leurs parents après 21 :00 hrs ! Quand ils pestent de ne pouvoir organiser une fondue à 20 gloutons donc 20 fourchettes dans un seul malheureux caquelon… sachons réagir avec maîtrise ! Avant de décréter que décidément adolescence et couvre-feu sont  antinomiques, voici 4 étapes pour rester zen quelques semaines …

 1. Ne sous estimez pas leur sentiment de frustration : Ce n’est peut-être pas le bon moment pour leur rappeler qu’à leur âge leur grand-père partait à la guerre avec des lendemains autrement moins certains car réduire ou minimiser ce qu’ils vivent ne fera que de créer de la tension entre vous.

2. Accueillez leurs émotions : Les émotions liées à la perte d’indépendance leur sont désagréables. Si elles ne sont pas évoquées et identifiées elles peuvent créer des réactions défensives de la part de votre ado et conduire à la détérioration de vos relations. Au contraire, si vous êtes capable vous-même de dépasser et accueillir vos propres émotions en ces temps difficiles, vous lui apprendrez à les affronter lui aussi et développer son intelligence émotionnelle. Mettre des mots sur ce qu’ils vivent, va les soulager.

3. Faite preuve d’empathie : L’empathie, ou la capacité de se mettre à la place de l’autre peut être utilisée pour aider l’ado à se calmer dans cette situation de limitation des libertés.  L’écouter avec empathie ne veut pas dire que vous partagez son point de vue mais que vous le comprenez. Nuance ! L’empathie est une porte qui va mener à l’acceptation des prochaines semaines et resserrer vos liens.

4. Encouragez-le ! « La science n’a jamais produite de médicaments aussi efficaces que quelques mots attentionnés » écrivait Freud. Merci Sigmund, ! Oui, l’encouragement, un des outils les plus précieux de mes ateliers peut être d’une efficacité remarquable, alors que toute perspective de faire la fête est repoussée à la Saint Glinglin.

Conclusion, imaginez vous à son âge avec votre parent vous disant : « Je comprends que ce couvre-feu te frustre, je me mets à ta place. Ce manque de liberté m’aurait aussi énervé(e) à ton âge et je suis sûre qu’on va s’en sortir… » Ne vous sentiriez vous pas un peu plus calme, compris(se) et plus fort(e) pour les semaines à venir ?

« Il est plus facile des construire des enfants forts que de réparer des hommes brisés » écrit Frederick Douglas. Alors si vous voulez apprendre à « construire » des enfants forts, avec des outils parentaux qui allient fermeté et bienveillance dans les situations difficiles, rejoignez mes ateliers ! C’est facile, en ligne, et c’est ICI !